Le mouvement écologiste nord-américain a fait un grand pas en avant avec la manifestation contre le changement climatique le 17 février à Washignton D.C. Plus de 40 000 personnes ont participé à cet événement – la plus grande manifestation de l’histoire contre le changement climatique. Dans d’autres villes, des manifestations plus petites ont eu lieu.
Ce n’est pas seulement l’ampleur du rassemblement qui est important; des organisations comme le Sierra Club, qui ont une stratégie conservatrice et qui dirigent historiquement le mouvement écologiste, sont désormais mises en cause par des organisations plus radicales. Face à la prise de conscience massive à travers le monde sur la question de réchauffement climatique, les contradictions de la stratégie suivie par les organisations écologistes établies deviennent de plus en plus flagrantes.
La politique réformiste de soutien aux politiciens dits progressistes est remise en cause par la contradiction entre le discours proclimat d’Obama et le bilan véritable de ses actes. L’hôte de la Maison Blanche n’était pas chez lui le jour de la manifestation à Washington; il jouait au golf en compagnie d’un gros industriel de l’énergie, très impliqué dans le système d’extraction de pétrole dit «fracking» – qui est particulièrement destructeur de l’environnement. Le lobby pétrolier met une pression énorme en faveur d’un oléoduc, le Keystone XL, entre le Canada et le Texas. Des organisations comme Sierra Club demande des garde-fous au lieu d’exiger l’interdiction de telles pratiques.
Des nouvelles organisations comme 350.org proposent des analyses, stratégies et tactiques très différentes de celles des organisations écologistes traditionnelles. Le nombre 350 fait référence à la concentration de CO2 dans l’atmosphère considérée comme acceptable par les scientifiques: 350 ppm (parties par million). Cette concentration est actuellement de 395. Il devient de plus en plus clair que les solutions pour éviter une véritable catastrophe écologique dépasseront le cadre du système capitaliste. Des représentants des tribus indigènes menacées par l’oléoduc Keystone XL et d’autres projets pétroliers et miniers étaient parmi les orateurs de la manifestation.
Les critiques de gauche commencent à avoir d’importants échos. Derrière une banderole affichant «Changer le système, pas le climat», le cortège comportait un tronçon écosocialiste qui regroupait des militants des organisations de l’extrême gauche, notamment Solidarity et l’International Socialist Organisation (ISO), ainsi que des militants sans affiliation. On assiste donc au développement d’un mouvement social qui a le potentiel d’unir des militants et organisations impliqués dans diverses luttes importantes.
Article paru dans L’Anticapitaliste n°86, 28 février 2013
[ 12 octobre 2013; 13:00 au 17:00. ] Une année après la première manifestation, le samedi 12 octobre aura lieu à Genève la deuxième Slutwalk ou «Marche des Salopes» en Suisse. Mouvement international de marches pacifiques dénonçant les violences sexuelles et le silence qui les entoure, ce mouvement s’est enclenché en 2011 à la suite des déclarations d’un policier canadien encourageant les femmes à [...]
Entretien réalisé pour la rubrique « Numeros Rojos » du journal en ligne Publico.es. Traduction française pour Avanti4.be par Ataulfo Riera.
Il y a quelques siècles, elle aurait été envoyée au bûcher. Féministe infatigable, l’historienne et auteure de l’un des livres les plus téléchargés sur Internet, «Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation» (Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation [...]
Par Andreas Sartzekis. Article publié le 1er octobre 2013 sur le site du NPA
Quelle mouche a soudainement piqué le ministre de la police, Dendias ? Comme son premier ministre Samaras, même après le meurtre de Pavlos Fyssas le 18 septembre, il continuait à évoquer les « deux extrêmes » pour mettre en parallèle les nazis de Chryssi [...]
[ 12 octobre 2013; 13:00 au 17:00. ] Une année après la première manifestation, le samedi 12 octobre aura lieu à Genève la deuxième Slutwalk ou «Marche des Salopes» en Suisse. Mouvement international de marches pacifiques dénonçant les violences sexuelles et le silence qui les entoure, ce mouvement s’est enclenché en 2011 à la suite des déclarations d’un policier canadien encourageant les femmes à [...]
Entretien réalisé pour la rubrique « Numeros Rojos » du journal en ligne Publico.es. Traduction française pour Avanti4.be par Ataulfo Riera.
Il y a quelques siècles, elle aurait été envoyée au bûcher. Féministe infatigable, l’historienne et auteure de l’un des livres les plus téléchargés sur Internet, «Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation» (Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation [...]
[ 12 octobre 2013; 13:00 au 17:00. ] Une année après la première manifestation, le samedi 12 octobre aura lieu à Genève la deuxième Slutwalk ou «Marche des Salopes» en Suisse. Mouvement international de marches pacifiques dénonçant les violences sexuelles et le silence qui les entoure, ce mouvement s’est enclenché en 2011 à la suite des déclarations d’un policier canadien encourageant les femmes à [...]
Conférence de Daniel Bensaïd sur la privatisation des services publique, de l’argent, du droit, du vivant… enregistrée en mars 2008 au Maroc, suivie par une entretien avec Bensaïd sur son parcours de militant.
La Gauche anticapitaliste (GA) est un nouveau collectif politique qui se développe dans toute la Suisse. Sa raison d’être est le refus du capitalisme, un système où une poignée de multinationales font la loi, au détriment des besoins de la grande majorité de l’humanité: 100 000 personnes meurent chaque jour de faim ou de ses suites immédiates; la crise économique, consubstantielle au système, remet gravement en cause nos conditions de vie, au Sud comme au Nord; les catastrophes climatiques se multiplient, menaçant la planète de destruction; les guerres, provoquées par un impérialisme conquérant, profilèrent. Bref, un autre monde, substituant à la logique du profit la logique de la satisfaction des besoins sociaux, est plus que jamais nécessaire.
La Suisse ne fait pas exception. Les capitalistes et le gouvernement à leur service veulent nous faire payer la crise, dont ils portent, assoiffés de profit, la responsabilité. Au menu: blocage des salaires, suppressions massives d'emplois, élévation de l’âge de la retraite, augmentation de la TVA sur les produits de première nécessité, nouvelles libéralisations et privatisations, etc.
Seule notre mobilisation collective permettra de faire face à cette politique réactionnaire. De même, aucune remise en cause fondamentale du capitalisme n'est envisageable que si les opprimés prennent leur destin en main. Loin de toute logique de gestion du système, qui est le propre de la gauche traditionnelle, l'"option préférentielle" de la GA est dès lors de contribuer à stimuler l'auto-organisation et la mise en mouvement les plus larges des salariés, des jeunes, des femmes.