Pierre Bourdieu est mort il y a dix ans
La mort de Pierre Bourdieu, le 23 janvier 2002, a affecté «tous ceux qui ont trouvé dans ses analyses une plus grande intelligence des mécanismes de domination sociale et, par là, un appui plus direct qu’on ne croit à la résistance qu’on peut leur opposer» constataient Guy Dreux et Christian Laval dans un texte qui vient d’être republié sur le site de l’Institut de recherches de la FSU.
«Bourdieu est à l’origine d’un certain nombre d’apports décisifs» pour la compréhensions du monde social, rappelle un article des Inrockuptibles, qui revient aussi sur le militantisme politique du sociologue dans les années 90:
«Contre le nouvel ordre néolibéral en train de s’imposer, il défend les grévistes de décembre 1995, lance les Etats généraux du mouvement social en 1996, soutient le mouvement des chômeurs de l’hiver 1997, crée la maison d’édition Raisons d’agir…»
«Bourdieu est mort, Vive Bourdieu!» Tel est le titre d’un article (en allemand) du professeur de sociologie Franz Schultheis (Université de St-Gall) publié dans le quotidien alémanique TagesAnzeiger.
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