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Même avec un seul UDC, ce sera toujours… à droite toute !

Déposé par admin dans 14 décembre 2011 – 21:57Pas de commentaire

Avant de commenter l’issue de l’élection du Conseil fédéral, permettez-nous de prendre congé de Micheline Calmy-Rey, «la meilleure partisane des banques et de la place financière» (Private banking, décembre 2008); la copine du président iranien Ahmadinejad, de Vladimir Poutine et d’Ilham Aliev (le «Don Corleone» d’Azerbaïdjan); l’évangéliste du 1er Août et de la prairie du Grütli. Elle leur manquera. Pas à nous.

La coalition PLR-PDC-PS-Verts et annexes a donc refusé d’accorder à l’UDC un deuxième siège au Conseil fédéral. Ainsi, le principal parti du pays n’y est toujours représenté que par l’un des siens. Il est dès lors possible qu’il décide d’en sortir. Décision prévue le 28 janvier.

Cela préfigure-t-il de bouleversements, d’un «tournant à gauche», ne serait-ce qu’à la marge? Loin s’en faut. Demain comme hier, l’appareil d’Etat et le Conseil fédéral, secondés par un Parlement très majoritairement à droite, devront répondre à un impératif catégorique: garantir les meilleures conditions-cadre pour l’accumulation du capital. C’est leur fonction.

Il s’agira, tout d’abord, de permettre aux propriétaires-actionnaires de préserver, malgré la crise, leur taux de profit. Feu vert donc aux licenciements massifs, au dumping salarial, à la hausse du temps de travail sous prétexte de franc fort. L’offensive contre le salaire différé et le salaire social va également se poursuivre. Ils nous mijotent une nouvelle attaque contre l’AVS, tout comme contre le 2e pilier. Pour ce qui est de l’AI, après avoir diminué de moitié le nombre de nouvelles rentes, ils veulent carrément supprimer des rentes servies depuis des années! Même tableau en matière de santé: le «Managed Care», s’il passe la rampe, rationnera l’accès aux soins pour la grande majorité de la population. Au plan international, le cahier des charges du nouveau gouvernement est tout aussi clair: ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises helvétiques; défendre ce qui reste du secret bancaire pour que la place financière continue de capter une part significative des richesses détournées par les capitalistes et dictateurs du monde entier; attirer toutes sortes de multinationales et autres sociétés de négoces par des cadeaux fiscaux imbattables.

Un dernier mot concernant l’élection du remplaçant de Micheline Calmy-Rey. Les tentatives de Pierre-Yves Maillard visant à faire comprendre aux élus de la droite… qu’il n’est pas de gauche n’ont donc pas suffi. Il n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour leur manifester sa volonté d’endosser les politiques néoconservatrices à l’œuvre… Ils ont quand même préféré choisir l’un des leurs, Alain Berset, à droite depuis sa plus tendre enfance.

Notre tâche, double, demeure identique: mener des batailles contre la politique de ce gouvernement de coalition, expression de la sainte alliance droite-«gauche» (sans l’UDC); construire une gauche de gauche, aussi fidèle aux intérêts des salarié-e-s que le sont les Leuthard, Widmer-Schlumpf, Berset et consorts à ceux des rentiers.

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