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Novartis : nous n’y arriverons pas sans une grève! / Tract

Déposé par dans 15 novembre 2011 – 09:37Pas de commentaire

Novartis est très rentable: son bénéfice net sur les neuf premiers mois de 2011 est de 8 milliards de dollars! Ses actionnaires ne sont guère à plaindre: à la fin de chaque année, crise ou pas crise, ils sabrent le champagne: dividendes en hausse, rachat d’actions, etc.
Mais les grands patrons et actionnaires en veulent toujours davantage. Ils n’en ont rien à cirer de l’avenir des ouvriers et des employé-e-s qui ont trimé des années durant à leur service, souvent au détriment de leur santé et de leur vie de famille.

Ils ne comprennent qu’un langage!

Les revendications des salarié-e-s du site de Nyon-Prangins et de leur syndicat, Unia, sont pleinement légitimes: le maintien de ce site et de tous les emplois. C’est parfaitement juste! Et ce sont des revendications qui bénéficient d’un large soutien, dans toute la société. De tels licenciements devraient d’ailleurs être interdits: il n’est pas acceptable que notre avenir dépende du bon vouloir d’une poignée de grands patrons et actionnaires, qu’ils puissent bousiller nos vies pour s’acheter de nouveaux yachts et jets privés!
Cela dit, il ne faut pas se bercer d’illusions: Vasella (22,1 millions de francs de revenu en 2010!) et consorts s’en foutent comme de leur première Rolex des pétitions et des résolutions. De même, les agissements de ministres et autres politiciens, en campagne électorale permanente, ne les feront pas changer de position d’un iota. Le seul langage qu’ils puissent comprendre, c’est l’interruption de la production dans leur boîte, la grève des salarié-e-s du site de Nyon-Prangins!
L’histoire des luttes sociales, dans tous les pays du monde, le prouve: en l’absence de mouvements de grève, lorsque le patronat annonce des licenciements, il joue la montre, fait semblant d’être ouvert au dialogue pour laisser passer l’émotion initiale, puis met en oeuvre son projet, en négociant, au mieux, un plan social.
En Suisse aussi, nous l’avons vu à de multiples reprises. Derniers exemples en date: Cardinal à Fribourg et les ateliers CFF à Bellinzone. Dans le premier cas, pétitions, manifestations, prises de position des autorités n’y ont rien changé: la direction a passé en force, en fermant la brasserie. Au Tessin, par contre, le mouvement de grève des ouvriers des ateliers CFF, avec occupation de l’usine, a permis d’empêcher la fermeture du site.

C’est possible!

Ce n’est évidemment pas le rôle d’un mouvement politique comme le nôtre, la Gauche anticapitaliste (GA), d’appeler à une grève. C’est à l’Assemblée générale des salarié-e-s concerné-e-s d’en discuter et de prendre une telle décision.
C’est vrai, une grève n’est pas une promenade du dimanche. Mais si les salarié-e-s sont uni-e-s, c’est possible de franchir le pas, comme le prouvent aussi les travailleuses et travailleurs des Hôpitaux universitaires genevois (HUG), qui se battent pour améliorer leurs salaires.
Cela est d’autant plus vrai qu’en cas de grève à Nyon-Prangins, le soutien de la population serait acquis. Et les autorités ne pourraient quand même pas réprimer une telle lutte après avoir dénoncé partout le projet de Novartis!
Bref, les conditions sont réunies pour lancer un mouvement de grève. C’est le seul moyen d’obliger Vasella et consorts à reculer!

Ce texte a fait l’objet d’un tract, distribué à la manif du 12 novembre à Nyon
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