Israël – Massacres, arrestations, censure et complicités : piliers de la même stratégie criminelle !
Massacres, arrestations, censure et complicités : piliers de la même stratégie criminelle !
par Gauche anticapitaliste
Le tract ci-dessous a été distribué par la Gauche anticapitaliste et le comité du genevois pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA) lors de la manifestation/marche funèbre le samedi 17 janvier à Genève, initiée par l’association Droit pour tous, appelant à arrêter le massacre à Gaza.
Plus de 1000 morts, dont 450 enfants, des milliers de blessés, maisons et infrastructures détruites, bâtiments de l’ONU et hôpitaux du Croissant rouge soufflés par les bombes, armes nouvelles utilisées contre la population civile en dépit des Conventions de Genève : la voilà la réalité de la nouvelle agression israélienne contre les Palestiniens ! La voilà la guerre telle qu’elle est, telle que la vivent à Gaza un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, si loin de cette guerre dite « des images » dont nous abreuvent les sophistiquées analyses de nos télévisions !
Et, pendant que les bombes tuent à Gaza, c’est par centaines que les Arabes d’Israël sont arrêtés et emprisonnés ! Car, évidemment, dans cet Etat confessionnel, un arabe, comme un chrétien d’ailleurs, ne peut être que citoyen de deuxième zone, qui n’a pas les mêmes droits que les Juifs.
Le 9 janvier, Gidéon Lévy, écrivain et intellectuel israélien écrivait : « cette guerre, peut-être plus que les précédentes, expose le véritable esprit de fond de la société israélienne. Les Israéliens se nourrissent du racisme et de la haine, comme le montrent leur pulsion pour la vengeance et leur soif de sang. Ainsi que le décrivent les correspondants militaires à la télévision, « L’inclination du commandant » dans les Forces de Défense d’Israël est à présent « de tuer autant de personnes que possible » (Haaretz, 9.01.09).
Mais pourquoi tuent-ils autant ?
La sauvagerie de l’agression israélienne en étonne plus d’un. Pour l’expliquer, certains recourent à l’arithmétique électorale : pour Olmert, Barak et Livni, la guerre serait le moyen de gagner les élections de février. Peut-être, mais plus fondamentalement, cette offensive, planifiée depuis plus de six mois comme le montre le timing de préparation de la couverture médiatique de la guerre –ça fait six mois que l’état major a prévu d’installer les journalistes étrangers à Sderot « de telle manière que les journalistes étrangers passent le maximum de temps possible dans la principale zone civile touchée par les roquettes du Hamas » (Jevish Chronicle)- a une autre fonction : elle vise, par le meurtre de masse à casser toute volonté de résistance des palestiniens.
A travers les bombardements sur Gaza, à travers les destructions, la décimation des familles, la destruction des centres pour réfugiés, la mise à feu des hôpitaux, à travers le terrorisme contre les populations civiles c’est tout un peuple qu’on veut réduire dans la prostration. A travers le bombardement des immeubles de l’ONU, à travers les attaques contre les ONG qui travaillent sur le terrain, la mise à feu d’un hôpital tenu par le Croissant rouge, l’équivalent dans le monde arabe de la Croix rouge, c’est la solidarité avec cette population prise en otage à Gaza que l’on vise. Et à travers les accusations de partialité et d’antisémitisme portées contre les médias occidentaux, c’est la censure préventive contre la diffusion de la vérité que l’appareil de propagande sioniste vise à imposer.
Au service d’un projet d’expulsion
Démoraliser la population palestinienne, lui imposer des souffrances inouïes, le réduire à la survie vise à réduire sa capacité de faire face aux nouveaux projets de colonisation. Cyniquement, les responsables israéliens l’admettent : la mainmise sur de nouvelles terres palestiniennes, en Cisjordanie, exige la liquidation de l’influence que Gaza exerce sur la résistance à l’occupation. La voilà la raison des horreurs de Gaza.
Depuis 1948, le territoire de la Palestine s’est réduit comme peau de chagrin. Aujourd’hui, le gouvernement israélien estime, ainsi que l’a dit le premier ministre Ehud Olmert, que les nouvelles frontières d’Israël suivront le tracé du mur de séparation, mais prendront en considération le regroupement de toutes les colonies établies en dehors de ce nouveau tracé. En d’autres termes, Olmert annonce que les « nouvelles » frontières engloberaient 40% de la Cisjordanie, et, probablement… les 60% restants. En fait, c’est l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens qui se prépare, pour réaliser le vieux projet de Grand Israël !
Pour cela, il a besoin d’anéantir la volonté de résistance en Palestine, l’opposition en Israël, la solidarité internationale tout comme le droit des populations de connaître la vérité. C’est pourquoi les massacres, l’arrestation de centaines d’Arabes Israéliens, les bombardements des écoles de l’ONU et les accusations d’antisémitisme sont autant de piliers de la même stratégie criminelle.
Arrêter Israël !
Soutenu par le parrain étasunien, encouragé par ses accords militaires avec l’Union européenne et la Suisse, bénéficiant de la complicité des régimes arabes, Israël ne va pas mettre de limites à ses appétits.
Seule la mobilisation internationale peut l’arrêter :
• en imposant aux gouvernements la rupture des relations politiques, économiques et militaires avec Israël : à l’exemple de la Bolivie et du Venezuela, les gouvernements doivent expulser les ambassadeurs d’Israël ;
• en organisant la solidarité avec les Palestiniens par la contre-information et des prises de position dans les écoles, les universités, les lieux de travail ;
• en exigeant que les médias arrêtent de se faire les portevoix du sionisme ;
• en affirmant le droit des Palestiniens de se défendre, y compris par les armes, car ce droit n’est pas que celui de l’agresseur, qui l’utilise d’ailleurs pour légitimer sa politique criminelle.
L\'Anticapitaliste, le bimensuel de la Gauche anticapitaliste