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Endoart : on dégage!

Déposé par Aurélien dans 14 avril 2011 – 09:21Pas de commentaire

29. C’est le nombre de personnes employées par Endoart, filiale d’Allergan, virées le 31 mars 2011. La start-up, basée dans le Parc scientifique sur le site de l’Ecole polytechnique de Lausanne, ferme.
Endoart était considérée comme une «success story» dans le milieu de la recherche pharmaceutique. Issue d’un laboratoire de l’EPFL, elle s’était spécialisée notamment dans le développement d’un anneau gastrique réglable par télécommande. L’entreprise a été vendue pour 120 millions de francs en février 2007. Un record à l’EPFL. D’où sa réputation dans la communauté des business angels, entrepreneurs ou capital-risqueurs: «le jackpot EndoaArt fait rêver» (24 Heures, 17 mars 2007).
«Une très belle réalisation» selon le président de Renaissance PME qui a pu brouter du profit, tout comme Venture Incubator (15 millions) ou autres Vinci Capital qui ont financé l’entreprise en 2006 (pour 13,5 millions). Par contre rien pour l’EPFL (24 Heures, 2 mars 2007) d’où provenait la technologie ainsi «valorisée»! Mais pour Gabriel Clerc, délégué EPFL à la valorisation : «notre but n’est pas de faire de l’argent ». Et Patrick Aebischer, président de la même institution, est aux anges de voir l’intérêt des investisseurs, pense création de valeur, collaboration avec Nestlé et management de l’entrepreneuriat ou ingénierie financière pour les étudiants. Il cite Endoart comme le symbole des «réelles opportunités» offertes par le campus (La Vie économique, 10-2007). Les investisseurs se savent bienvenus à l’EPFL: on les accueille les bras grands ouverts et on leur garantit des profits.
Revenons à Endoart: combler un retard de deux ans dans des tests aurait exigé un ré-investissement de 20 millions. Trop pour continuer le développement de ces technologies. Elles seront tout simplement abandonnées pour éviter qu’elles puissent être utilisées par la concurrence. Trop pour Allergan, dont le bénéfice avant intérêts et impôts – 1,43 milliard de dollars en 2010 – a doublé en moins de 5 ans? L’anneau gastrique était un «produit en or, avec un marché tout trouvé» (Le Temps, 23 février 2007) – celui de millions d’obèses… – et avait «un potentiel intéressant dans un large éventail d’autres applications», selon le CEO David Pyott lors de l’achat d’Endoart.
Les employés sont en colère contre «les pratiques de brigands» (24 Heures, 21 mars) de la direction.

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