Après Moubarak, quelles perspectives pour le mouvement démocratique et social? Débat Genève 13 avril et Lausanne 14 avril
Après la chute de Moubarak, quelles perspectives pour le mouvement démocratique et social ?
Quelques jours après que le peuple tunisien ait «dégagé» le dictateur Ben Ali, éclatait, le 25 janvier, une révolution en Egypte. Celle-ci a été symbolisée par les rassemblements massifs sur la place Al-Tahrir, la place de la Libération. Le 11 février, Hosni Moubarak, qui dirigeait le pays depuis 1981 (en s’appuyant essentiellement sur une dictature militaire avec une façade civile), était «dégagé» à la suite de deux semaines d’intenses manifestations. Auxquelles se sont rapidement jointes une reprise d’un important mouvement de grèves, dans le sillage de celui des années 2006-2008.
Depuis lors, c’est le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui tente d’organiser une «transition dans l’odre». Tout d’abord, il réclame une reprise rapide du travail pour «reconstruire le pays». Cela se matérialise par un décret-loi, promulgué le 23 mars, qui criminalise les mouvements sociaux en punissant grèves et manifestations de fortes amendes et de peines d’emprisonnement. Puis, avec le soutien de l’ancien parti de Moubarak, le «Parti national démocratique», et les Frères musulmans, il remporte une échance importante : le 19 mars, avec 77% des voix (14 millions de votant·e·s), la Constitution de 1971 est amendé. Enfin, des élections législatives seront organisées pour le mois de septembre suivies par des présidentielles en novembre. Ce processus contrôlé «par en haut», va à l’encontre de la revendication de la tenue d’une assemblée constituante portée par le mouvement démocratique.
Toutefois, les mouvements populaires se poursuivent et enregistrent des succès : abolition de la «Sûreté d’Etat» et annonce de la fin de l’Etat d’urgence (en vigueur depuis 1981). Le chemin menant à une véritable démocratie sociale est semé d’embûches : c’est seulement sous la pression des mobilisations populaires que des avancées significatives sont possibles.
Quelles sont les origines de la révolution du 25 janvier ?
Quelles sont les perspectives du mouvement démocratique et social en Egypte après la chute d’Hosni Moubarak ?
Quelles revendications des travailleurs et travailleuses, notamment concernant la création de syndicats indépendants de l’Etat ?
Quelles sont les grandes lignes d’un programme démocratique et social pour l’Egypte ?
Quels liens entre la révolution du 25 janvier et les luttes dans l’ensemble de la région, du Maroc au Bahreïn ?
Pour en débattre :
Conférence - Débat
avec Omar El-Shafei
membre du comité de solidarité avec la lutte du peuple égyptien à Paris
Mercredi 13 avril 2011 à 18h15,
Unimail salle MR160, rez (40 Bd du Pont-d’Arve), Genève
Jeudi 14 avril 2011 à 20h15,
salle des Vignerons du buffet de la gare de Lausanne
L\'Anticapitaliste, le bimensuel de la Gauche anticapitaliste