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Nucléaire : en finir avec cette saloperie! Tract GA pour la manif antinucléaire du 26/03

Déposé par Aurélien dans 23 mars 2011 – 15:20Pas de commentaire

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Depuis le 11 mars, le chaos s’est installé au Japon. Des milliers de morts dus à une catastrophe naturelle… et une épée de Damoclès nucléaire, tout sauf naturelle, pend au-dessus du pays et de la planète. La sortie de l’atome devient une exigence non négociable.
Ce qui est en cause à Fukushima (3 fusions partielles de coeurs, 2 incendies de combustible, 5 explosions d’hydrogène), c’est la production d’énergie par l’industrie nucléaire et la volonté politique de s’engager massivement dans l’atome, appuyée par un puissant lobby. Si le Japon est à la pointe technologique dans ce domaine, cela n’a pas empêché ces désastres d’arriver. Le risque est inéluctable: 42 incidents nucléaires en Suisse en 2010, plus de 1000 en France. Le temps pour perdre la moitié de la radioactivité du plutonium 239 est de 24 000 ans et de 4,5 milliards d’années pour l’uranium 238. Et ce sont ces combustibles qui sont utilisés dans nos centrales! L’industrie nucléaire est d’autant plus dangereuse qu’elle délègue à une minorité d’entreprises et de techniciens la capacité à produire de l’énergie. Or, on le voit, les gestionnaires des installations nucléaires de Fukushima ont totalement perdu le contrôle de la situation…

Le capitalisme et le productivisme en question

TEPCO (Tokyo Electric Power) la plus grosse entreprise privée d’électricité de la planète, a dégagé 1,2 milliard de profits en 2009 en installant des dizaines de bombes à retardement dans une des zones les plus sismiques de la planète. En même temps, des travailleurs du Niger et du Kazakhstan sont exploités dans des conditions inhumaines pour extraire de l’uranium. D’un bout à l’autre de la chaîne du nucléaire, les multinationales s’en mettent plein les poches tout en détruisant la planète et ses habitants. Et laissent aux Etats la charge d’en gérer les conséquences désastreuses; les exemples sont multiples: la marée noire de BP dans le golfe du Mexique en avril 2010, la marée rouge de boues toxiques du trust MAL en Hongrie en octobre 2010, AZF, Erika, Exxon Valdez, Bhopal, Amoco Cadiz, Seveso… Il ne peut en aller autrement quand la maximisation des profits – et donc des risques – est le coeur de la logique capitaliste! Combien de temps nous faudrat-il encore supporter la dictature des multinationales qui s’enrichissent sur le dos d l’humanité tout en détruisant notre planète?

Sortir du nucléaire!

Le risque du nucléaire est admis. Le cas Fukushima pousse d’ailleurs les gouvernements à lâcher du lest et à adopter des moratoires provisoires ou d’autres décisions symboliques. Mais le risque est grand que, dans la plupart des cas, cette ligne vise avant tout à endormir les populations, sans renoncer radicalement au nucléaire. En Suisse, ces décisions seront vite remises en cause par le travail de la centaine d’élus au Parlement fédéral liés au lobby nucléaire. Ceux-là même qui veulent nous faire croire que le capitalisme vert du «développement durable» est une solution d’avenir, tout en nous culpabilisant pour nous rendre responsables «individuellement» des crises écologiques qui découlent en réalité de leurs choix politiques et économiques. Nombre d’experts et de politiciens affirment que nous ne pouvons pas nous passer du nucléaire. Nous affirmons au contraire qu’un plan de sortie du nucléaire qui puisse mettre hors-service le plus rapidement possible la production d’une énergie aussi dangereuse pour
l’humanité est possible et urgent. En commençant déjà par affecter les sommes gigantesques de la recherche nucléaire aux énergies renouvelables les moins polluantes, qu’il faudra développer au détriment de toutes les autres.

Pour un projet écosocialiste!

Il est certain que la consommation d’énergie des pays «développés» doit être fortement réduite. Cela passe par la remise en cause radicale des modes de production et de consommation propres à la logique capitaliste. Mais l’urgence est également d’exproprier les multinationales qui contrôlent le secteur énergétique et jouent avec nos vies, pour remettre aux mains de toutes et tous ce qui appartient à l’humanité, par le biais d’un service public de l’énergie contrôlé et géré par la collectivité, dont le but serait la satisfaction énergétique des besoins humains, démocratiquement déterminés, dans le respect des écosystèmes.

Pour cela, on ne peut rien attendre de nos gouvernants si ce n’est de «beaux» discours. Il nous faut nous organiser et mener des luttes collectives, partout où nous le pouvons, pour exiger la sortie du nucléaire et proposer une alternative au capitalisme, système boulimique au niveau énergétique.

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