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La soirée publique d’information de ce mercredi 11 novembre 2009 à Genève permettra de revenir sur la révolte paysanne liée, entre autres, à la question du prix du lait, à la « libéralisation » de l’agriculture en général. L’occasion de débattre plus largement de l’actualité politique et économique, et de la répression sociale toujours plus dure qui se profile. Et qui doit nous faire toutes et tous réagir! Tout comme les paysan-ne-s!
En Suisse, comme ailleurs, le taux de chômage explose. Nous en sommes déjà à plus de 200 000 demandeurs d’emploi officiellement recensés. Et ça va continuer…
La hausse du taux de chômage est la riposte des capitalistes à la crise: ils essaient par ce biais de sauvegarder leurs profits. Le Capital peut de plus bénéficier de la politique menée par le Conseil fédéral dans le domaine. La lutte contre le chômage (et ses corollaires la compression des salaires et l’aggravation des conditions de travail) ne peut se faire que par notre mobilisation à tou-te-s!
Le G8 se réunissait le 8 juillet, en Italie. L’occasion de masquer le manque de légitimité des dirigeants, en instrumentalisant l’émotion suscitée par le tremblement de terre de l’Aquila. Et de rétablir provisoirement les contrôles aux frontières (suspension temporaire de l’accord de Schengen) !
La crise est le moment choisi par les chantres du laissez-faire économique pour subventionner les banques et soulager les sociétés et capitaux, et l’occasion de faire passer un certain nombre de pilules bien amères… pour la population! Licenciements, précarisation des emplois (en particulier pour les nouveaux embauchés), pressions pour accepter des baisses de salaires, réductions du 2ème pilier, de l’assurance chômage, de l’assurance invalidité (encore?)… avec la promesse de hausses de TVA, et d’assèchement des caisses publiques (logements sociaux, formation professionnelle, écoles ou hôpitaux),…
Ne rien dire, c’est accepter. Le 19 septembre prochain à Berne, une première réaction est possible!
La direction de Manor a refusé de remettre en cause le licenciement de Marisa Pralong, la présidente d’Unia Genève. Cette dernière se retrouve ainsi désormais au chômage. Retour sur une affaire tout sauf anodine.
Nous reproduisons ci-dessous un communiqué du NPA (France) dénonçant la campagne politico-médiatique actuelle contre les « séquestrations » et « prises d’otages » de patrons par les travailleurs en lutte.
Communiqué d’UNIA du 18.03.2009 :
Depuis début mars, Unia demande la réintégration de Marisa Pralong, vendeuse et déléguée syndicale qui avait été licenciée par Manor pour s’être exprimée dans les colonnes de la Tribune de Genève sur les conditions de travail du personnel de la vente durant les fêtes de fin d’année.
La colère sociale monte de tous les côtés contre les patrons licencieurs et le gouvernement Sarkozy-Fillon accroché à son bouclier fiscal, aux réformes libérales dans tous les domaines et qui ne veut rien lâcher de sa politique anti-sociale.
Continental, Sony et Glaxo sont les derniers exemples en date, dramatiques pour les salariés, des ravages de la [...]
L\'Anticapitaliste, le bimensuel de la Gauche anticapitaliste