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La colère du monde paysan – Soirée publique – Genève, mercredi 11 novembre, 20h

Déposé par Aurélien dans 4 novembre 2009 – 15:34Pas de commentaire

Soirée publique de discussion

Au-delà du prix du lait: la colère du monde paysan

avec

Alexis Corthay, paysan genevois, membre du comité romand du syndicat paysan Uniterre
et
Matthieu Cassez, ingénieur agronome et responsable de la commission agriculture du Nouveau parti anticapitaliste (France)

Genève,
mercredi 11 novembre 2009, 20h00
à la Maison des associations,
15 rue des Savoises
Organisation : Gauche Anticapitaliste

IMPRIMEZ ET DIFFUSEZ LE TRACT D’APPEL

Au-delà du prix du lait : la colère paysanne (pdf)

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La crise ?

Elle n’est pas finie, mais… y a ceux qui en profitent et tous ceux qui la subissent !

Ca suffit !

Elle est finie, la crise ? C’est ce que la presse ne cesse de rabâcher. A preuve, elle cite l’explosion des bénéfices réalisés par les banques. Et c’est vrai qu’elles font des bénéfices, les banques !
Par exemple, durant les neufs premiers mois de l’année, ceux du Crédit Suisse dépassent les cinq milliards de francs !

Bénéfices rime avec … sacrifices

Dans l’industrie, les profits ne se portent pas mal, non plus. Ainsi, par exemple, Schindler vient d’annoncer un bénéfice de plus de 500 millions.
Et pourtant, d’un côté, l’UBS et le Crédit suisse vont être exemptés impôts, cette année et les suivantes, au nom des pertes enregistrées en 2008.
De l’autre côté, à l’image d’Edipresse ou de Charmilles AGIE, malgré les bénéfices, on licencie par charrettes entières.
Certaines de ces entreprises réembaucheront immédiatement, mais à des contrats de durée déterminée. Autrement dit, je vire celles et ceux qui me coutent le plus et j’en engage d’autres, pour une période donnée, en fonction de mes besoins, pas des leurs!

L’est pas finie pour tout-le-monde, la crise !

Finie, la crise ne l’est pas pour les milliers de jeunes qui ne trouvent pas de travail. Finie, elle ne l’est pas non plus pour les chômeurs. A Genève, les statistiques parlent de 7% de chômeurs; c’est, plus ou moins la moitié de celles et ceux qui n’ont pas de travail!
Finie, la crise ne l’est pas pour celles et ceux qui n’ont que leur salaire pour vivre. Au-delà des augmentations formelles, rapportés au coût de la vie, les salaires en 2008 ont baissé de 0,4%, et ceci sans prendre en considération l’augmentation des primes des caisses maladie.
D’un côté, c’est une minorité d’actionnaires qui encaissent les dividendes, alors que de l’autre, c’est l’immense majorité de la population qui doit serrer la ceinture. Et qui doit assumer des charges de travail de plus en plus lourdes puisque, une fois les licenciements prononcés, c’est à celles et ceux qui restent d’assumer tout le boulot!
De plus, les cadeaux fiscaux faits aux nantis au nom de la crise assèchent les caisses publiques. Avec moins d’argent à disposition, ce sont les lits d’hôpitaux que les parlements suppriment, les prestations sociales qu’ils rabotent, l’assurance chômage qu’ils vident de tout contenu. Ainsi, par exemple, la révision en cours de l’Assurance invalidité ne prévoit rien de moins que la suppression de la rente pour 12’500 invalides!

revolte-paysanne-colere-bottes-leuthard1Ce n’est pas une fatalité !

Cela ne tombe pas du ciel, mais résulte d’un rapport de forces.
Tant que la gauche ne fera pas d’autre choix que la voie électorale, les patrons pourront continuer à faire la pluie et le beau temps, à fixer leurs conditions. C’est une autre voie qu’il faut choisir, celle de l’organisation et de la lutte, plutôt que l’espoir de gagner un jour ou l’autre les élections!
Pourtant, la volonté d’agir existe. Le 19 septembre, à l’appel des syndicats, nous étions 30’000 dans les rues de Berne pour dire notre refus de payer leur crise. Mais une manifestation, aussi belle et réussie soit-elle, ne fera pas reculer les capitalistes. Leurs plans et leur politique doivent être contestés sur la place publique, combattus sur le lieu de travail, comme dans la rue…

Comme les paysans…

Depuis des semaines, les paysans tiennent le haut du pavé: ce sont leurs intérêts qu’ils défendent en occupant la rue. Par leur organisation collective, par leur détermination qu’ils se battent pour leur survie. Leur exemple est à reprendre, à généraliser. Et c’est pour cela que nous les soutenons !
Comme eux, il est indispensable de s’organiser et d’agir sur les lieux de travail, qu’on habite à Genève ou qu’on soit frontalier, pour refuser les licenciements, les baisses des salaires, l’augmentation des cadences et la flexibilité.
Et comme eux, c’est aussi à la rue qu’il faut revenir, et pas seulement durant notre temps libre!

Pour nos intérêts, il faut agir!

Au-delà de l’organisation sur les lieux de travail, il faut une journée nationale de grève et de mobilisation sur notre temps de travail pour dire :

* Non aux licenciements: pour un travail pour toutes et tous!
* Non à la libéralisation des horaires de travail et du travail du dimanche car il faut réduire massivement le temps de travail!
* Non à l’augmentation de l’âge de la retraite pour travailler moins longtemps et laisser la place aux jeunes!
* Non à la diminution des prestations du 2ème pilier, pour une AVS digne de ce nom qui couvre les besoins vitaux!
* Non au durcissement de la loi sur le chômage, pour des indemnités dès le premier jour de chômage!
* Non à l’augmentation des primes maladie, pour une caisse maladie unique et sociale!

C’est la seule voie possible pour ne pas continuer à payer leur crise. Car notre seule force, à nous les salarié.e.s, réside, justement, dans l’unité et l’action pour faire valoir nos droits et nos raisons.

Car nos vies sont autrement plus importantes que leurs profits !

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